vendredi 15 mai 2009

Le projet de la majorité présidentielle (V)-2-







J - 23 (suite et fin)









LE PROJET DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE (V) -2-

CONTRE LA CRISE,
POUR UNE EUROPE DE L’ACTION,
POUR UNE EUROPE QUI PROTEGE
NOUS NOUS ENGAGEONS

NOTRE EUROPE DE L’ACTION :
Pour l’après-crise, construire une Europe modèle, une Europe exemplaire




23. Construire notre souveraineté alimentaire par une agriculture durable et une alimentation sûre : en matière d’agriculture et d’alimentation, la Politique Agricole Commune, la PAC, doit continuer de soutenir le modèle agricole européen, fondé sur des produits sûrs et traçables, de qualité, qui contribuent à l’équilibre nutritionnel des européens, qui soutiennent le dynamisme de nos territoires ruraux et respectent l’environnement.
➜ Maintenir une Politique Agricole Commune forte et adaptée aux enjeux d’aujourd’hui : sécurité sanitaire, contribution aux besoins alimentaires mondiaux, environnement et dynamismes des territoires après 2013, tels que définis dans le mémorandum adopté à la grande majorité sous présidence française.
➜ Exiger la réciprocité et promouvoir ces exigences de qualité et de durabilité auprès de nos partenaires commerciaux vis-à-vis des produits alimentaires qui rentrent dans l’Union. Il s’agira de mettre en oeuvre les conclusions du mémorandum sanitaire adopté sous Présidence française. Des programmes de coopération devront notamment viser à promouvoir nos indications géographiques qui valorisent l’origine et la qualité et notre système sanitaire fondé sur des contrôles à toutes les étapes de production.
➜ Promouvoir une pêche européenne durable, en renforçant la concertation et la lisibilité sur la mise en place des quotas, instaurant un véritable dialogue entre scientifiques et pêcheurs et mettant en oeuvre les conclusions adoptées à l’unanimité sous présidence français pour une aquaculture européenne.
➜ Développer à l’échelle européenne une politique qui protège et valorise nos forêts et encourage l’utilisation du bois matériau dans les constructions.

24. S’engager avec les pays du Sud : premier bailleur de fonds au monde, nous devons mener des projets sous bannière UE, perceptibles par les citoyens européens autant que par les pays partenaires.
➜ Replacer l’agriculture en tête de l’agenda de coopération et favoriser la souveraineté alimentaire des pays les plus pauvres. Nous proposons d’améliorer notre politique d’aide au développement en soutenant de véritables projets régionaux agricoles intégrés en Afrique afin de reconstruire les économies agricoles ainsi que la sécurité alimentaire et sanitaire du continent.

25. Relever le défi de la santé : les problématiques de santé ne sont pas seulement hexagonales et nos systèmes de santé nationaux sont loin d’être identiques. Pourtant, ils doivent faire face à des défis communs et nos destins unis au sein d'une même communauté politique impliquent de mieux nous coordonner .Ce sont pour tous les pays membres de l’Union des défis communs qui restent à relever : celui du vieillissement de la population : en 2050, près d’un tiers de la population de l’union aura plus de 65 ans ; celui de l'accès à une offre de soins de qualité, du financement de la recherche médicale, du financement des traitements innovants.
➜ Mettre en place un plan européen de lutte contre la maladie d’Alzheimer et les maladies neurodégénératives en améliorant la prise en charge des personnes âgées atteintes (plus de 500.000 en France et plus de 6 millions en Europe) et en stimulant la recherche.




26. Stimuler la création culturelle : notre citoyenneté européenne, ébauchée par la libre circulation des individus et des biens ainsi que par la monnaie unique, vient de progresser vers plus de légitimité par la solidarité dans la crise, par la stabilité de l’outil économique que nous avons construit ensemble ; il nous faut aujourd’hui la faire surgir de son cocon et seule une politique européenne de la culture et des arts nous en donnera les moyens. En érigeant un « Espace commun européen de la culture » nous avons pour ambition de faire progresser la connaissance des autres, de promouvoir la diversité des langues, des génies nationaux, des disciplines artistiques, de faciliter les rencontres entre les artistes et entre les publics et les arts. Nous voulons également conjuguer la diversité de la création artistique et des industries culturelles avec l'usage croissant de l'internet en renforçant la mise en oeuvre du droit de propriété intellectuelle dans l'environnement numérique.
Ajuster le taux de TVA des biens culturels : disques, vidéos… à celui des livres (5,5%).
➜ Créer en France une Université Européenne des Arts pour accompagner le parcours européen des jeunes artistes, en favorisant la mobilité et les échanges.
➜ Bâtir une véritable industrie cinématographique et audiovisuelle européenne en faisant avancer les dispositifs favorisant les coproductions et leurs financements, en favorisant la création de pôles techniques de haut niveau.
➜ Mettre en valeur notre patrimoine commun par une labellisation des monuments européens, facteur d’identité, mais aussi source d’attractivité et de développement pour les territoires.
Editer un manuel d’histoire européen pour permettre aux jeunes générations de mieux s’approprier ce bagage collectif.

27. Faire de l’Europe une réalité pour les jeunes générations : nous proposons d’agir pour que l’Union européenne mettent en oeuvre une politique européenne de la jeunesse en s’inspirant des politiques des Etats du Nord de l’Europe (aide à la formation et bourses d’études, aide à la mobilité, aide à l’accès aux soins, aide à l’accès aux sports, etc.) afin qu’à l’instar des jeunes Suédois et des jeunes Danois, tous les jeunes Européens puissent estimer que leur propre avenir est prometteur. Une Europe qui croit dans sa jeunesse sera une Europe qui croit dans son avenir.
➜ Créer un Pass’Europe, sous forme de chèques vacances pour les jeunes de 18 à 25 ans, offrant des réductions en matière de transport, de logement et proposant également un accès gratuit aux musées des capitales européennes.
➜ Elargir la base des programmes orientés vers la jeunesse ; notamment le service volontaire européen (SVE) qui ne bénéficient encore qu’à trop peu de jeunes Européens et ne répondent qu’imparfaitement à leurs besoins de découvrir les réalités d’autres parties de l’Europe, notre « maison commune ». Nous proposons en particulier d’axer les missions sur l’action humanitaire, la protection de l’environnement ou la restauration du patrimoine.

28. Harmoniser les cursus universitaires et délivrer des diplômes européens : nous proposons d’agir pour la formation, pour l’harmonisation des diplômes, la certification de qualité de la formation professionnelle, la validation des acquis d’expérience et la maîtrise des langues vivantes dont il faut renforcer la présence dans les universités européennes.
➜ Mener à bien une deuxième étape du « processus de Bologne8 » , après la réforme Licence-Master-Doctorat, pour la construction d’un espace européen de l’enseignement supérieur notamment en mettant en œuvre les outils européens nécessaires pour généraliser l'accès à la mobilité, Erasmus pour les étudiants mais aussi pour les enseignants, pendant tout parcours de formation.
➜ Soutenir la création de diplômes conjoints, bilingues, entre universités européennes.
➜ Développer le trilinguisme dans tous les systèmes éducatifs de l’Union.

29. Désenclaver la ville et les quartiers : nous proposons d’agir pour nos agglomérations et nos quartiers. Aujourd’hui 72% des Européens vivent en milieu urbain et ce pourcentage devrait passer à 80-90% en 2020. Le désenclavement de nos banlieues doit être une priorité des politiques européennes de transport et de la ville.
Développer des transports urbains propres. L’Union européenne devra aussi investir dans les infrastructures permettant le développement des voitures « vertes », à l’instar des réseaux des prises électriques.
➜ Pour diffuser les meilleures pratiques au coeur de nos cités, nous demandons la mise en oeuvre dans les années à venir un plan d’action sur la mobilité urbaine.
➜ Consolider des métropoles de dimension européenne, comme le préconise le rapport rendu par Edouard Balladur et à l’exemple du projet du « Grand Paris ».

30. Favoriser des échanges gagnants entre Européens : nous proposons de faire davantage bénéficier nos concitoyens de l’ouverture et de la mobilité européenne. Malgré des initiatives réussies pour encourager la mobilité comme Erasmus pour l’échange des étudiants, la mobilité des travailleurs n’a pas évoluée depuis 30 ans. En cours comme en fin de carrière, l’Europe doit aussi offrir une autre chance, une seconde vie, une nouvelle ouverture au monde. Si un marché de l’emploi et la mobilité des travailleurs européen doit être un objectif, il doit pouvoir bénéficier aux français en les aidant dans leurs recherches d’emploi, en faisant reconnaitre leurs diplômes et en bénéficiant des mêmes droits sociaux à l’étranger.
Proposer des programmes de mobilité à d’autres catégories ; apprentis, chercheurs, élus locaux, jeunes exclus du système scolaire, militaires, séniors…:.
➜ Faire progresser le droit de la famille pour adopter rapidement des règles harmonisées ; 350 000 mariages ont lieu chaque année entre bi-nationaux au sein de l'Union européenne: divorces ou règles de succession… les démarches de la vie privée ne doivent pas être un frein à un parcours.




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