samedi 30 mai 2009

Pour sécuriser les établissements scolaires


Le président de la République a annoncé, le 28 mai, des mesures pour combattre l’insécurité et permettant notamment de "sanctuariser les établissements scolaires".

Il s’exprimait devant des acteurs de la sécurité, des magistrats et des inspecteurs d’académie réunis à l’Elysée.

"De nouvelles formes de délinquance se sont développées ces derniers temps", a déclaré le président de la République. Outre le phénomène des bandes, le trafic de drogue et celui des armes, les violences dans les établissements scolaires se sont multipliées. Ces violences sont des formes "non pas d’incivilité, terme bien trop faible, mais de délinquance, du crime voire de la barbarie", a insisté le chef de l’État.

"Nous assistons à une banalisation de la présence et de l’usage des armes dans les établissements scolaires", déclare le président de la République. La violence à l’intérieur des établissements scolaires, envers les professeurs, le personnel de l’Éducation nationale et les élèves est "intolérable", "les établissements scolaires doivent être sanctuarisés, à l’abri de toute forme de violence. C’est une priorité absolue pour les autorités de l’État", a martelé le chef de l’État qui a énoncé un certain nombre de mesures destinées à combattre ce phénomène :

"il n’est pas question de tolérer la présence d’armes dans l’enceinte des établissements scolaires", a affirmé Nicolas Sarkozy qui a souhaité que les personnels de direction et d’encadrement disposent d’une habilitation spécifique leur permettant d’ouvrir les cartables et les sacs des élèves ;

sur la question des portiques de sécurité à l’entrée des établissements, le chef de l’État a estimé qu’il "est regrettable d’en arriver là ; mais comment agir autrement dans un tel contexte ?"
un diagnostic de sécurité va être opéré dans les 184 établissements les plus sensibles. Des mesures seront alors adoptées afin de les protéger contre les intrusions. Ces mêmes intrusions dans les établissements scolaires ne seront désormais plus considérées comme des infractions mais comme des délits ;
la qualification pénale des violences commises sur un agent de l’Éducation nationale (à l’intérieur ou à l’extérieur d’un établissement scolaire) fera l’objet d’une réforme. Désormais, ces formes de violences constitueront une "circonstance aggravante", à l’instar de la protection dont bénéficient les agents de la force publique ;
le chef de l’État a également souhaité la mise en place d’un dispositif de policiers référents dans les établissements. Il ne s’agit pas, a précisé Nicolas Sarkozy, d’organiser une présence permanente de policiers mais de permettre une intervention quasi instantanée, le cas échéant. Chaque recteur pourra disposer d’une équipe mobile d’agents qui viendront épauler, sur un plan pédagogique, un chef d’établissement en cas de difficulté ponctuelle relative à la discipline.
C’est dans ce cadre, que le président de la République souhaite que soit rapidement étudiée la possibilité de faire appel à la réserve civile de la politique nationale (policiers à la retraite, personnes volontaires expérimentées et qualifiées...) avec une double mission : la surveillance des sites sensibles et le maintien d’un contact étroit et permanent avec les élèves.
Autre moyen de surveillance : la vidéo-protection. Le chef de l’État a rappelé le caractère dissuasif de ce dispositif qui permet l’identification, l’arrestation et la sanction d’auteurs de faits. L’objectif immédiat, a précisé le président de la République, est la mise en place de "75 systèmes municipaux types" dans les endroits les plus sensibles.


source site du premier ministre :

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