samedi 31 janvier 2009

un autre regard sur le mouvement du 29 janvier


La mobilisation que nous avons connue hier doit nous interpeller et nous faire réfléchir à plus d’un titre…..
Il serait en effet stupide d’ignorer un mouvement de cette ampleur ou de ne le traiter que par dépit…. Il nous faut donc l’examiner et en tirer quelques leçons.

Je n’ai pas la prétention de proposer un examen exhaustif de la situation, mais je souhaiterais simplement que mon analyse, puisse apporter des éléments complémentaires de réflexion.

Avant toute autre réflexion, il faut remarquer que malgré l’extrême mobilisation, le pays n’a pas été paralysé grâce à Nicolas Sarkozy et à son gouvernement qui a su prendre quand il le fallait la mesure sur le service minimum.

Des millions de français, qui n’étaient pas dans la rue ont donc pu en bénéficier. C’est un énorme progrès que chacun doit relever.

S’agissant du mouvement, il n’a pas surpris par son ampleur dans la mesure où la situation mondiale est préoccupante pour tous.

Comme l'a stigmatisé le président de la république dans son communiqué publié jeudi en début de soirée : « la crise économique qui touche toute la planète engendre une inquiétude bien légitime…. » Nicolas SARKOZY a réaffirmé sa volonté d’écoute et de dialogue soutenue par une grande détermination à agir…

On peut lui faire toute confiance, il n’est que de se souvenir de son impact international dès les premiers jours de la crise financière pour être rassuré sur sa capacité à agir.

Mais cette mobilisation sur fond de crise a également permis à certain de s’exprimer contre la politique du gouvernement et sur ce point également ce n’est pas une surprise.
On ne met pas en place des réformes d’une telle importance et d’une telle densité, comme le fait le Président, sans toucher au sein de toutes les catégories sociales des personnes qui refuseront de laisser leurs avantages personnels au profit de l’intérêt collectif….

C’est pour cela qu’il faut le courage de Nicolas SARKOZY et de son gouvernement pour mener à bien l’ensemble de ces réformes et ne pas tourner casaque aux premières contestations…

Ce courage, Nicolas SARKOZY le met dans la balance chaque fois que c’est nécessaire sur le plan national ou international. Il ne recule jamais quand il s’agit de l’intérêt de la France.

Ce courage est accompagné d’une volonté sans faille de réaliser ce qu’il a promis…. Il fait ce qu’il a dit… il met en œuvre ce pourquoi il a été élu : Réformer la France en profondeur….

C’est cette volonté de réforme qui l’a conduit à la présidence de la République, car une immense majorité des français partageait la conviction qu’il n’y avait pas d’autres solutions pour que notre pays sorte du marasme dans le quel il s’enfermait chaque jour un peu plus….

Ces réformes, souhaitées par les français ne sont pas sorties d’un chapeau, elles sont le fruit d’une concertation sans précédent, mise en place près de deux ans avant la campagne présidentielle
Pendant des mois, sur les thèmes essentiels de notre société se sont réunis des spécialistes de tous bords pour parvenir à des solutions intégrées dans le programme du candidat SARKOZY. Ce programme qu’il a expliqué et défendu pendant des mois.

C’est bien sur ces orientations que le président à été élu et c’est pour cela qu’il maintien le cap qu’il a fixé et sur lequel une majorité de français lui a donné son accord…

On peut donc se demander pourquoi aujourd’hui les français semblent avoir changé d’avis… ?
Pour le comprendre il faut prendre un peu de recul sur les événements….

Etaient ils aussi nombreux que cela à exprimer leur mécontentement, et pouvons nous avoir une réelle vision de l’ampleur de la contestation quand on constate Qu’il s’agisse des jours précédent la mobilisation annoncée comme exceptionnelle ou de la couverture de l’événement….Seuls ont la parole ceux qui contestent, au point d’apparaître comme une écrasante majorité…

Pourtant lorsque certains manifestaient d’autres étaient au travail et ne partageait pas cette opinion qui veut mettre la contestation dans la rue en bloquant la vie économique du pays….

Comment d’ailleurs peut on admettre cette dialectique qui veut que la seule réponse à donner pour affronter une difficulté, est de tout stopper, de tout bloquer pour descendre dans la rue.
Cette attitude négative ne peut qu’aggraver une situation déjà bien obérée.

Bien au contraire, la seule réponse à donner quand la situation économique est détériorée, c’est de relever ses manches et faire en sorte, par sa compétence et sa volonté de bien faire, d’améliorer l’image et la compétitivité de notre pays…

C’est une évidence qui malheureusement ne semble toujours comprise….Alors pourquoi ?

Je pense que c’est en partie par méconnaissance de la situation réelle de notre pays et des mesures de redressement qui se mettent en place…. Si cette méconnaissance est réelle, elle est souvent aggravée par l’opposition qui se fait un malin plaisir de désinformer.

Il est très facile, de manipuler l’information à des fins partisanes lorsque l’on touche des personnes qui vous font confiance et que l’on n’apporte pas de réelles réponses aux problèmes posés… c’est facile mais c’est inadmissible…et ce n’est pas dans l’intérêt de notre pays…

Mais la méconnaissance n’est pas seulement la faute des autres, elle est parfois la conséquence d’un défaut de pédagogie de ceux qui mettent en place les nouvelles structures de notre société et sur ce point nous devons nous remettre en cause.

Toutes Les réformes doivent être expliquées et pas seulement présentées…. Leur nécessité doit être rappelée et leurs conséquences analysées….

Trop pris par ce travail de rénovation, je crois que nous pêchons par insuffisance de pédagogie et d’information en direction de l’ensemble de la population.

Il faut donc y remédier et c’est indispensable car nous ne pouvons ignorer toutes ces personnes qui se sont exprimées dans la rue…. Le défaut d’information des uns, lié à la désinformation des autres créé un mélange détonnant qu’il ne faut pas laisser se propager

Nous devons donc les uns et les autres, au sein de l’UMP, au gouvernement, au sein des mouvements proches du Président comme l’Association nationale de Amis de Nicolas Sarkozy, reprendre notre bâton de pèlerin pour aller à la rencontre des autres et faire œuvre pédagogique.

Cette action est essentielle et d’une importance capitale car, si les français ont globalement une volonté de réforme, ils ne savent plus comment elle doit s’articuler….

Il ne faut pas oublier que depuis près de 30 ans (plus d’une génération) les français ont été plus assistés qu’encouragés à entreprendre par une véritable culture de l’assistanat mise en place par la gauche dès 1981.
Il suffisait de descendre dans la rue pour obtenir un chèque supplémentaire….alors pourquoi s’en priver …

Encore aujourd’hui le parti socialiste persiste dans cette voie comme cela transparaît à la lecture de son fameux plan de relance….donnons 500 € supplémentaires, augmentons les salaires et tout ira mieux…..

Tout cela n’est pas sérieux, et ne peut être réellement crédible. Chacun sait que ce n’est pas en versant une prime que l’on règle les problèmes de fond d’une société….

Qui pourrait sérieusement prétendre que tout est du, qu’il suffit de réclamer pour obtenir…

Pour y arriver, il faut le mériter. Il faut changer de culture, passer de celle de l’assistanat à celle de l’effort, de l’attente au travail, et c’est cet investissement qui permettra d’obtenir en récompense une vie personnelle meilleure .Des efforts de chacun, nous percevrons tous les fruits demain.

Mais la science de l’effort, n’est pas innée, elle doit s’apprendre, et sa pratique nécessite un certain entraînement…
Quand pendant des années une société a oublié ce qu’était l’effort, il faut prendre la peine de le lui réapprendre…..et c’est certainement une partie essentielle de notre mission pour soutenir efficacement l’action du Président de la République.

jeudi 8 janvier 2009

Coup de gueule..


Ce matin je ne suis pas de bonne humeur, en colère contre certains médias et surtout sur la façon de traiter l'information quand elle est importante ... et qu'elle vient du Président de la République.

Ma journée d'hier, mercredi 7 janvier ne m'a pas permis d'écouter Nicolas Sarkozy présenter son analyse sur la réforme nécessaire de la justice et plus spécialement sur la réforme de l'instruction.

Nul ne pouvait ignorer son discours à venir devant la Cour de Cassation qui était annoncé à la radio à toutes les heures de la matinée , les journalistes laissant filtrer ce qu'ils savaient de cette annonce à venir.

Vous vous doutez que je juriste que je suis était particulièrement interessé par cette annonce et c'est pour celà que dès la fin (tardive) de ma journée, vers 22 heures à peine rentré chez moi j'ai allumé la télévision sur les programmes d'information permanente (i télé/ LCI) pour entendre notre Président présenter sa réforme ou pour le moins entendre des morceaux choisis, importants de son allocution.

A la suprise succèdait très vite la colère quand après près de 45 mn, ( sur les deux chaînes confondues) je n'avais toujours pas pu entendre Nicolas Sarkozy.

En effet, si la question était bien abordée toutes les 15 mn, elle l'était de façon partiale, incomplète et totalement inutile pour le citoyen lambda bien incapable d'apprécier les tenants et aboutissants de cette réforme avec les éléments qui lui étaient apportés.

Force était de constater que l'information se résumait à une présentation du journaliste sur des images du Président de la république à la Cour de cassation. Cette voix off du journaliste, expliquait que le Président souhaitait la suppression du juge d'instruction ....

A aucun moment la parole n'était donnée au Président où à ses proches ce qui auraient pu apporter quelques éléments objectifs sur cette réforme.

Bien au contraire, à cette présentation pour le moins succincte et incomplète , succèdait des interventions d'avocats ou de magistrats opposés à la réforme.... qui brandissaient des grands principes de la République sur lesquels tout le monde est bien évidemment d'accord.

Cette façon de présenter l'information n'est pas admissible, car non seulement elle est de mauvaise foi politique, mais elle n'apporte pas le moindre élément qui permettrait d'apprécier le bien fondé d'une mesure qui ne l'oublions pas est souhaitée de tous depuis plus de 20 ans et qui touche de si près notre liberté.

Est ce de la manipulation des masses ou une caricature d'information qui nous est donnée au travers de cet exemple malheureusement pas isolé ?

Je n'ai pas la réponse, mais j'aurais plutot tendance à penser que cette façon de faire met en exergue au mieux une incompétence à informer, au pire une volonté de tronquer l'information au bénéfice d'on ne sait quel intérêt partisan, polémique ou mercantile.

Dans l'un ou l'autre cas, ce n'est pas brillant et nous devons, auditeurs, lecteurs et téléspectateurs nous élever contre ces pratiques que nous ne devons pas accepter.

Nous sommes en droit d'exiger une information complète, objective où toutes les parties peuvent s'exprimer afin de pouvoir forger notre opinion.

Toute autre façon de faire, (à l'exception des médias d'opinion qui sont dans leur rôle ), du type de celle que je vient de décrire est un manque de respect des citoyens que nous sommes.

Ce matin à l'heure ou j'écris ces lignes, je ne connais toujours pas les contours de la réforme proposée.

Bien sur je vais faire en sorte de me la procurer aujourd'hui .... mais ceux qui ne pourrons pas le faire n'auront en mémoire que les critiques de magistrats ou d'avocats présentés par certains journeaux télévisés....

Ce n'est pas comme celà que peut progresser une démocratie responsable, dont les médias ont en partie la charge.
Le corrolaire de leur liberté n' est il pas leur participation active à la vie démocratique d'un pays.... sans fausser les règles du jeu...?

Chacun sait que derrière le citoyen que je suis, le sarkozyte n'est pas loin et à ce titre, je me réjouis de constater que malgré ces pratiques souvent à sens unique, les femmes et les hommes de France sont conscients du travail considérable effectué par le président de la République qui bénéficie ce matin d'une avancée positive ( + 4 pts ) dans les sondages.