Dans chacune de ses actions, le gouvernement démontre sa préoccupation pour les hommes et les femmes de France, qui doivent rester au premier plan.
La politique doit avant tout permettre de mieux vivre ensemble et le mieux vivre n'est pas toujours synonyme d'augmentation de pouvoir d'achat. le respect de l'autre, la responsabilité individuelle, le sens de l'effort, la solidarité participent directement à ce mieux vivre.
Par le lancement de ce
plan pour une meilleure alimentation, Michel BARNIER confirme cette direction en mettant au premier rang de ses préoccupations la sécurité mais aussi la qualité alimentaire.
On ne dira jamais assez a quel point la qualité et la diversité de la nourriture contribuent directement à notre mieux être, physique bien sur mais aussi intellectuel ou nerveux.La nourriture est une pierre essentielle de l'édifice qui se construit chaque jour dans notre corps.
Les différentes études sont unanimes sur cette importance aujourd'hui reconnue par tous.
Or, notre société à pris de très mauvaises habitudes nutritionnelles, ( cf article précédent sur la progression de l'obésité) mais elle souffre également d'une dégradation culturelle autour de la nourriture qu'il s'agisse du consommateur ou des producteurs...
Pour combien d'entre nous la qualité de la nourriture est elle la première préoccupation ?
Combien d'entre nous ne trouvent pas le temps de manger correctement ( pour quel profit) ?
Combien d'entre nous privilégient l'achat de denrées nutritives de qualité au détriment de tel ou tel objet de consommation courante ?
Mais doit on blâmer le consommateur quand à longueur de journée des spots télévisés diffusent des publicités pour des produits que chacun sait nocifs pour la santé, s'abritant derriere la formule qui défile et que plus personne ne remarque, rappelant la nécessité de bouger et de manger des fruits et légumes...
Comment blâmer le consommateur quand il ne peut trouver sur les étals des magasins qu'il fréquente des produits de qualité, à un prix raisonnable.
Force est de constater ue pendant ces dernières décénnies il s'est créé une spirale négative, dont nous supportons les effets sur la santé par l'augmentation sans commune mesure, des maladies, qu'elles soient cardio vasculaires ou d'une autre nature...mais toujours liées à cette nutrition de bas de gamme.
A l'heure où les hommes ont la connaissance, à l'heure où il ont la capacité de bien produire comment admettre que se perpétue cette dégradation dont seront victimes les générations futures.
Il est grand temps d'agir avec la plus vive énergie, et ce plan sous le controle de
Michel BARNIER doit être une première étape nécessaire mais pas suffisante.
Chacun d'entre nous, consommateurs et producteurs doit prendre toutes sesresponsabilités, il n'y a pas d'autres moyens d'y parvenir.
Revenons à ce plan d'action "pour une politique de l’offre alimentaire sûre, diversifiée et durable" qui a été présenté le ministère de l’Agriculture et de la Pêche le 25 septembre.
Il sera associé à la création, dans les prochains jours, d’un "observatoire de la qualité alimentaire" (OQALI).
Le ministère de l’Agriculture et de la Pêche engage une nouvelle politique de l’alimentation fondée sur la sécurité sanitaire des aliments, sur l’accessibilité pour tous à une alimentation diversifiée, de bonne qualité gustative et nutritionnelle, et issue de modes de production durables.
Le dispositif comporte cinq chantiers prioritaires :
mieux garantir la sécurité des produits importés et leur conformité avec les normes européennes ;
promouvoir la diversité des produits sous le signe de la qualité ou de l’origine, avec notamment pour objectif de servir 20% de produits bio dans les services de restauration de l’administration en 2012 ;
améliorer l’accessibilité aux fruits et légumes (avec deux actions concrètes : "un fruit pour la récré" et "un fruit pour les loisirs") ;
améliorer l’offre alimentaire en restauration collective ;
subvenir à l’alimentation des populations les plus démunies.
l'observatoire de la qualité alimentaire" (OQALI) qui verra le jour dans les prochaines semaines, sera un "véritable instrument d’évaluation et de suivi des efforts faits par les filières alimentaires".
Les régions, associées aux services déconcentrés de l’Etat, organiseront la mise en œuvre de ce vaste plan d’action au niveau local, dès 2009. par un programme de communication adapté.
Une campagne de communication spécifique à l’alimentation se déclinera sur différents supports :
huit émissions Consomag "spécial alimentation" réalisées par l’Institut national de la consommation (INC) ;
une campagne de spots radio de 15 modules d’une minute 30 secondes reprenant les mêmes thématiques que les sujets télévisés en format audio sous forme de questions-réponses d’experts ;
des émissions plus longues de 4 minutes proposées en ligne sur les sites
http://www.conso.net/ et
http://www.agriculture.gouv.fr/ ; une série d’évènements destinés au public tels que la Semaine du Goût du 13 au 19 octobre 2008.
A partir de ces outils, à nous tous de jouer.
source site du premier ministre.