J'évoquais hier l'initiative du ministre de la défense, qui ouvrait les portes de certains centres pour offrir 1.000 places d'hébergement.
Cette initiative s'inscrit bien évidemment dans la dynamique imposée par le président de la République, qui le 3 décembre dernier à Compiègne a donné les grandes lignes d'un plan pour lutter contre ce qu'on appelle pudiquement "la grande pauvreté".
Au delà des annonces ponctuelles, aux côtés de Madame BOUTIN, et Messieurs WOERTH et HIRSCH, trois ministres de sont gouvernement particulièrement impliqués, le président de la République a jeté des bases d'un profond changement qu'il s'agisse des conditions d'accès à un crédit très vite insupportable, ou de la révision des certaines procédures....
C'est ainsi, que Lors de la table ronde sur la grande pauvreté, Nicolas Sarkozy a annoncé que 160 millions d’euros allaient être alloués par l’Etat pour l’amélioration des centres d’hébergement d’urgence pour les plus démunis.
Mille nouvelles places d’accueil pour les personnes sans domicile fixe seront également créées. Ce qui porte à plus de 100 000 le nombre de places disponibles.
Après la visite d’une banque alimentaire et d’une épicerie sociale, le chef de l’Etat a annoncé une enveloppe de 20 millions d’euros en 2009 pour les associations qui distribuent de l’aide alimentaire. L'objectifs de cette attribution est "d'améliorer la qualité de leurs entrepôts" et "informatiser le suivi de leur volume d’activité et la traçabilité des denrées".
Par ailleurs, un partenariat avec les entreprises, les producteurs agricoles et la grande distribution devrait inciter l’industrie agroalimentaire à orienter plus largement les denrées disponibles vers l’aide alimentaire.
A plus long terme, et comme il l'avait annoncé pendant la campagne, le président à indiqué que les pensions de réversion "pour les couples les plus modestes" seraient portées à 60 % en 2010. Près de 600 000 personnes seront concernées et toucheront ainsi 80 euros supplémentaires par mois.
Le chef de l’Etat a également demandé à la ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi de préparer rapidement une réforme pour encadrer le crédit à risque (revolving) et de "surveiller les pratiques des sociétés de rachat de crédit et gestion de crédit dont les dérives peuvent être importantes en période de crise".
Une réforme des procédures de surendettement, présentée d’ici à la fin du premier semestre 2009, par Christine Lagarde et Martin Hirsch visera à réduire "l’hétérogénéité des pratiques selon les départements, la durée des procédures et l’amélioration du recours à la procédure de rétablissement personnel afin d’en faire une réelle seconde chance".
Voilà à l'évidence des mesure d'une grande importance, qui participeront à améliorerla situation de ceux d'entre nous qui sont en situation extrêmement critique.
Je souscris pleinement à toutes ces mesures , sous réserve d'une mise en garde s'agissant de l'évolution de la procédure de rétablissement personnel.
Il ne faudrait pas que celle ci génère l'effet pervers de démutiplier l'accès au crédit de ceux qui n'ont pas la capacité ou la volonté de les rembourser, et qui pourraient trop facilement s'abriter derrière ce nouveau texte de loi.
Oui à un texte qui permettrait la mise en oeuvre d'une réelle seconde chance mais non à un texte qui génèrerait une inflation de dossiers de surrendettement, une sorte de subprime à la française....
vendredi 5 décembre 2008
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